Combien coûte l’assurance maladie étudiant en France en 2026 ?
Pour les étudiants internationaux en France, le système de santé public est gratuit et la seule assurance que vous payez est une mutuelle complémentaire à 10–50 €/mois. Depuis la réforme de 2018–2019, la Sécurité Sociale (Assurance Maladie) ne facture aucune cotisation aux étudiants, mais elle ne rembourse qu’environ 70% des soins réglementés — c’est pourquoi presque tous les étudiants ajoutent une mutuelle pour couvrir le reste.
| Situation | Coût mensuel | Idéal pour |
|---|
| Étudiant UE/EEE/suisse avec CEAM | Gratuit | Tous les étudiants UE/EEE/suisses |
| Étudiant non-UE (moins de 28 ans), inscrit | Gratuit (Sécu) + mutuelle 10–50 € | Étudiants en cursus de moins de 28 ans |
| Étudiant non-UE, période visa/transition | 20–50 € privé | Avant l’activation de la Sécu |
| Étudiant de 28 ans et plus (voie PUMa) | Gratuit (après 3 mois) + mutuelle | Étudiants en master/doctorat de 28 ans et plus |
| Mutuelle premium | 30–50 € | Besoins dentaires/optiques élevés |
Pour la plupart des étudiants non-UE en cursus, le coût tout compris réaliste est donc de 10–50 €/mois pour la mutuelle, plus une CVEC unique de 105 €. Utilisez notre calculateur de coûts pour estimer votre budget complet, ou le quiz Trouveur d’assurance pour choisir une mutuelle.
L’assurance maladie est-elle obligatoire pour les étudiants internationaux en France ?
Oui — la couverture est obligatoire pour chaque étudiant. La forme qu’elle prend dépend de votre nationalité et de votre âge :
- Étudiants UE/EEE/suisses : une CEAM valide de votre pays d’origine suffit. Vous ne vous inscrivez pas sur le portail étudiant-étranger.
- Étudiants non-UE de moins de 28 ans : vous devez vous inscrire (gratuitement) à la Sécurité Sociale sur etudiant-etranger.ameli.fr après votre inscription universitaire.
- Étudiants non-UE de 28 ans et plus : vous pouvez sortir du cadre étudiant et relever plutôt de la PUMa après 3 mois de résidence stable — conservez une assurance privée jusque-là.
- Demandeurs de visa (tous non-UE) : vous devez présenter une assurance privée avec au moins 30 000 € de couverture médicale (avec rapatriement) pour le VLS-TS et la période avant l’activation de la Sécu.
Une mutuelle n’est pas légalement obligatoire, mais s’en passer vous expose aux ~30% que l’État ne rembourse pas.
Que couvre le système public français pour les étudiants ?
L’Assurance Maladie française est l’un des systèmes publics les plus généreux d’Europe. Elle couvre :
- Les consultations de généralistes et de spécialistes — remboursées à ~70% du tarif réglementé
- Les soins hospitaliers et chirurgicaux — remboursés à ~80%, avec un petit forfait hospitalier journalier
- Les soins d’urgence (urgences, SAMU)
- Les médicaments sur ordonnance — de 15% à 100% selon le médicament
- Les soins de maternité — 100% à partir du 6e mois de grossesse
- Les affections de longue durée (ALD) — 100% pour les soins liés
Ce que vous payez encore : une participation forfaitaire de 2 € par consultation et une franchise médicale de 1 € par boîte de médicaments (tarifs 2026 — le gouvernement a abandonné le doublement qu’il proposait), plus le ticket modérateur de ~30%. Une mutuelle absorbe l’essentiel de tout cela. Le dentaire et l’optique courants pour adultes ne sont que partiellement remboursés, ce qui est la principale raison pour laquelle les étudiants choisissent une mutuelle.
Combien coûte réellement une visite chez le médecin en France ?
Une visite standard chez un généraliste coûte 30 €, dont la Sécurité Sociale rembourse 21 € (70%) — il vous reste environ 9 € plus le forfait de 2 €, que la mutuelle couvre. La règle clé : déclarez un médecin traitant (généraliste référent) via votre compte ameli.
| Soin | Tarif | Remboursement Sécu | Vous/mutuelle payez |
|---|
| Visite généraliste (médecin traitant, secteur 1) | 30 € | 21 € (70%) | 9 € + forfait 2 € |
| Spécialiste sans orientation | 30–55 €+ | ~30% seulement | le reste |
| Spécialiste avec orientation du généraliste | 30–55 €+ | ~70% | ~30% + dépassement |
| Boîte de médicaments | variable | 15–100% | franchise de 1 € chacune |
| Hospitalisation | variable | ~80% | ~20% + forfait 20 €/jour |
Aller directement chez un spécialiste sans orientation réduit votre remboursement de 70% à environ 30%, alors passez toujours par votre médecin traitant. De nombreux campus disposent aussi d’un service de santé étudiante gratuit pour les consultations courantes et de santé mentale.
Les étudiants UE/EEE/suisses utilisent leur Carte Européenne d’Assurance Maladie exactement comme les résidents. Présentez-la chez n’importe quel médecin, pharmacie ou hôpital public et vous êtes facturé aux mêmes tarifs réglementés.
Conseils pour les titulaires de la CEAM :
- Munissez-vous de votre CEAM et de votre passeport, et gardez la carte valide pendant tout votre séjour.
- Utilisez des prestataires publics/conventionnés — la CEAM rembourse aux tarifs français, pas aux tarifs des cliniques privées.
- Vous avancez les frais et récupérez ~70%, ou certains prestataires facturent directement le système.
- Envisagez un petit supplément voyage (5–20 €/mois) pour le rapatriement, la responsabilité civile et la perte de bagages, que la CEAM ne couvre pas.
- Si vous restez longtemps ou commencez à travailler, vous pouvez basculer vers une affiliation française complète via votre CPAM locale.
Les étudiants non-UE suivent une séquence claire — et il y a toujours une période de transition à couvrir avec une assurance privée.
- Avant le départ : souscrivez une assurance étudiante/voyage privée avec couverture min. 30 000 € et rapatriement pour le visa VLS-TS.
- À l’arrivée : validez votre visa auprès de l’OFII dans les 3 mois (timbre fiscal de 50 €) et finalisez votre inscription universitaire.
- Inscrivez-vous à la Sécu : les étudiants de moins de 28 ans s’inscrivent sur etudiant-etranger.ameli.fr avec passeport, titre de séjour, certificat d’inscription, acte de naissance et RIB. C’est gratuit.
- Obtenez votre Carte Vitale : elle arrive par courrier sous 4 à 8 semaines ; entre-temps, vous êtes remboursé via votre compte ameli.
- Ajoutez une mutuelle et résiliez la couverture privée : une fois la Sécu active, désactivez votre police privée et prenez une mutuelle (10–50 €/mois).
Les étudiants âgés de 28 ans ou plus sautent généralement le portail étudiant et demandent la PUMa auprès de leur CPAM après trois mois de résidence stable, en conservant une assurance privée entre-temps.
Meilleures universités de France et leurs exigences en matière d’assurance
La France accueille plus de 400 000 étudiants internationaux, première destination d’études non anglophone. Les règles d’assurance sont les mêmes partout — Sécurité Sociale publique plus une mutuelle optionnelle — mais chaque université gère ses propres vérifications d’inscription et de CVEC.
| Université | Lieu | Étudiants internationaux | Dispositif d’assurance |
|---|
| Université PSL (Paris Sciences et Lettres) | Paris | ~4 000 | Inscription Sécu + mutuelle |
| Sorbonne Université | Paris | ~8 000 | Inscription Sécu + mutuelle |
| Institut Polytechnique de Paris | Palaiseau | ~3 000 | Inscription Sécu + mutuelle |
| Université Paris-Saclay | Saclay | plusieurs milliers | Inscription Sécu + mutuelle |
| Sciences Po | Paris | part élevée | Inscription Sécu + mutuelle |
| Université de Lille | Lille | ~9 500 | Inscription Sécu + mutuelle |
Dans tous les cas, inscrivez-vous gratuitement à l’Assurance Maladie après votre inscription et payez la CVEC de 105 €. Les universités vérifient votre attestation CVEC et votre inscription, pas un assureur particulier. La plupart des campus sont partenaires de mutuelles étudiantes (LMDE, Heyme, SMENO) et disposent d’un service de santé étudiante gratuit.
Coût de la vie pour les étudiants en France (2026)
La France se situe dans la moyenne pour l’Europe de l’Ouest — Paris est cher, mais le logement CROUS et l’aide au loyer de la CAF rendent les budgets gérables. Un budget mensuel réaliste :
| Catégorie | Paris | Province (Lyon, Lille, Toulouse) |
|---|
| Loyer (CROUS / colocation) | 450–1 200 € | 300–700 € |
| Santé (mutuelle) | 10–50 € | 10–50 € |
| Courses | 250–350 € | 220–320 € |
| Abonnement transport | ~33 € (Imagine R) | 20–40 € |
| Téléphone + internet | 15–30 € | 15–30 € |
| Loisirs | 100–200 € | 80–150 € |
| Total (mensuel) | 1 200–1 800 € | 900–1 300 € |
À noter : un repas CROUS coûte 3,30 €, le pass étudiant parisien Imagine R est à 393,30 €/an (~33 €/mois), et l’aide au logement de la CAF (APL) peut réduire le loyer de jusqu’à ~250 €/mois — les étudiants internationaux y ont aussi droit. Pour le visa, vous devez justifier de 615 €/mois (~7 380 €/an). Comparez avec notre guide Allemagne et notre guide Espagne.
Exigences de visa et de titre de séjour pour les étudiants non-UE
Pour étudier en France plus de 90 jours, les étudiants non-UE ont besoin d’un VLS-TS (visa de long séjour valant titre de séjour) :
- Passeport valide couvrant la période d’études
- Admission universitaire (attestation d’inscription / pré-inscription)
- Procédure Campus France (« Études en France ») lorsqu’elle s’applique à votre pays
- Justificatif de ressources : au moins 615 €/mois (~7 380 €/an)
- Assurance santé privée : couverture min. 30 000 € avec rapatriement
- Frais de visa au consulat, plus la taxe de validation OFII de 50 € à l’arrivée
Après l’arrivée : validez le VLS-TS en ligne auprès de l’OFII dans les 3 mois, payez le timbre de 50 €, puis inscrivez-vous à la Sécurité Sociale. Les étudiants UE/EEE/suisses n’ont besoin d’aucun visa et voyagent simplement avec leur CEAM. Consultez notre guide sur les documents d’assurance pour le visa étudiant pour la liste des pièces à fournir.
1. Résilier l’assurance privée trop tôt.
L’inscription à la Sécurité Sociale et la réception de la Carte Vitale peuvent prendre 4 à 8 semaines, voire plus. Conservez votre police privée active jusqu’à la confirmation de votre Carte Vitale et de vos remboursements — ne résiliez jamais dès le premier jour.
2. Oublier de déclarer un médecin traitant.
Si vous ne déclarez pas de généraliste référent, vous êtes considéré comme « hors parcours » et remboursé à ~30% au lieu de 70%. Déclarez un médecin traitant via votre compte ameli dès que possible.
3. Oublier la CVEC.
Vous ne pouvez pas finaliser votre inscription universitaire sans votre attestation CVEC de 105 € délivrée sur cvec.etudiant.gouv.fr. Payez-la avant votre inscription administrative.
4. Manquer la date limite de l’OFII.
Les étudiants non-UE doivent valider le VLS-TS auprès de l’OFII dans les 3 mois suivant leur arrivée. Si vous la manquez, votre visa n’est plus valide comme titre de séjour — ce qui bloque l’inscription à la Sécu et le retour sur le territoire.
5. Croire que « inscription gratuite » signifie « soins gratuits ».
La Sécu rembourse ~70%, pas 100%. Sans mutuelle, vous payez toujours le ticket modérateur, le forfait de 2 € par visite, la franchise de 1 € sur les médicaments et la plupart des frais dentaires/optiques. Une mutuelle à 10–30 €/mois élimine presque tout.
6. Avoir 28 ans et plus et compter sur la voie étudiante.
Les étudiants plus âgés ne remplissent souvent pas les conditions de l’affiliation étudiante et doivent recourir à la PUMa après 3 mois de résidence. Prévoyez une période d’assurance privée plus longue.
Étapes suivantes : utilisez notre quiz Trouveur d’assurance pour choisir une mutuelle, ou comparez tous les plans étudiants pour la France. Vous envisagez d’autres destinations ? Lisez notre guide Allemagne, notre guide Espagne ou notre guide Suède. À lire aussi : comment choisir une assurance santé à l’étranger et les documents d’assurance pour le visa étudiant.